Il y a quelque temps, nous avons évoqué le fait que la puissance brute produite avait une importance limitée en matière de performances. Lorsque les valeurs de puissance sont relatives au poids corporel, également appelé rapport puissance/poids, les mesures racontent une histoire très différente. Un exemple a été donné de deux coureurs ayant des statistiques FTP identiques. Un cavalier pèse nettement moins que l’autre. Si les deux coureurs sont capables de produire la même quantité de puissance et que l’un d’eux a moins de masse à déplacer, lequel est le plus fort ? Celui avec le plus de watts par kilogramme (W/kg) est plus fort sur une base relative. Le cycliste qui pousse plus de watts bruts ? Cela dépend du terrain et des effets de la gravité.
Mais attendez. Nous sommes assis à l’intérieur, dans le noir, sur des vélos qui ne mènent nulle part. Les seules collines d’un cours de cyclisme sont celles que le moniteur nous invite à imaginer. Alors, quelle est la pertinence de se concentrer sur notre rapport puissance/poids ?
W/kg comme mesure de performance standardisée
L’utilisation de W/kg fournit une mesure standardisée pour comparer les coureurs de composition corporelle différente les uns aux autres. Je l’appelle souvent le grand égalisateur car il uniformise les règles du jeu en matière de pouvoir.
Cela permet également une meilleure distinction entre les athlètes masculins et féminins. Physiologiquement, les hommes ont une masse musculaire plus maigre que les femmes. Plus de muscle signifie le potentiel de produire plus de puissance globale. Les hommes ont également un cœur et des poumons plus gros, ce qui équivaut à un moteur plus efficace pour fournir de l’oxygène aux muscles qui travaillent.
L’examen des données rassemblées sur la puissance maximale de sortie met en évidence que les hommes ont tendance à produire entre 1,16 et 1,21 fois plus de puissance W/kg que les femmes au cours d’un effort maximal d’une heure. À mesure que la durée de l’événement diminue, le différentiel de puissance augmente.
Résistance, traînée et gravité
Lorsque vous faites du vélo à l’extérieur, trois facteurs externes ont un impact sur les performances. Résistance au roulement, aérodynamisme et gravité. La résistance au roulement fait référence à la pression des pneus et à la surface du terrain sur lequel vous roulez. Une autre façon d’envisager la résistance au roulement est la friction, et parmi les trois facteurs, elle a tendance à avoir le moins d’importance sur les performances. Le coefficient de traînée aérodynamique (CdA) est le résultat de la taille, de la forme et de la texture de la surface d’un corps. Le CdA est plus pertinent sur un parcours plat, mais reste une force importante à affronter à tout moment sur le vélo. Sur les collines, la majeure partie du travail est effectuée contre la gravité et c’est à ce moment-là que le poids du cycliste commence vraiment à jouer un rôle.
Accélérer ou déplacer une masse vers le haut contre la force de gravité nécessite de la puissance.
Sur un terrain avec beaucoup de dénivelé, votre rapport puissance/poids est important. Sur les parcours principalement plats, le rapport puissance/poids compte moins que la puissance de sortie absolue. Lorsque les rapports puissance/poids sont identiques, le pilote ayant la puissance absolue la plus élevée sera plus rapide.
En fin de compte, il existe trois façons d’influencer votre rapport puissance/poids :
1. Augmentez votre puissance tout en gardant votre poids constant
2. Gardez votre puissance électrique constante tout en diminuant votre poids, ou
3. Augmentez votre puissance tout en diminuant votre poids.
En conclusion, w/kg est une mesure valide et utile et vous devez savoir ce qu’elle signifie. Cependant, vous n’en comprendrez vraiment l’importance que lorsque vous sortirez et frapperez ces rouleaux. Plus vous êtes lourd, plus vous monterez lentement, mais vous compenserez cela par l’arrière, car la descente est le moment où la gravité est votre amie.